Compte-rendu CA 5/12/2009
Compte-rendu CA 26/03/2010
Compte-rendu CA 15/01/2011
 
 
 
BRAHMA KESA , créée en Janvier 2007 est une association reconnue d'intérêt général
depuis Octobre 2007.

Son objectif est de contribuer à lutter contre la pauvreté au Cambodge.

Elle entend oeuvrer sur le terrain, en milieu rural, en privilégiant efficacité et solidarité.

Bien qu'officialisée
au Cambodge, l'association reste une structure légère composée de membres bénévoles.
L'intégralité des dons est directement dediée aux actions de soutien auprès de 2 villages : Kakoh Kamboth, situe à 1 heure de Battambang et Phnom Chisor à
80 km au Sud de Phnom Penh. 

Elle vient en aide aux enfants, aux personnes âgées et à leur famille.

L'Education, l'Eau, la Santé et la création d'activités économiques sont nos priorités. 

Aujourd'hui, grâce à la générosité des membres actifs ou bienfaiteurs, 50 enfants ,
3 personnes âgées et une école de 250 élèves bénéficient de notre appui.
 
 


 
 

CARNET DE VOYAGE JANVIER 2009

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G
Chers Amis,

Voilà encore un voyage effectué dans notre Cambodge et cette fois-ci Josefa était accompagnée d’un des parrains en ma personne, ainsi j’essaierai de vous raconter mes impressions et surtout les réalisations faites sur place à Prey Svey, le village où notre  programme de diversification agricole a pu démarrer grâce aux efforts de chacun et grâce aux recettes recoltées de notre soirée Flamenca du 4 octobre 2008.

Nous sommes parties de France, chargées comme d’habitude. Nous avions des médicaments de base pour tous nos filleuls, des polos offerts par la Centrale nucléaire de Dampierre, des ballons et petits cadeaux transmis par des parrains.

Comite d’accueil en arrivant : Dary (le mari de Bopha, notre Vice-Présidente), Sotheat (notre chauffeur et motodop), Seiha avec son mari (les parents de Sothea, notre interprete qui séjourne en France pour une année).

Dary nous a accompagnées dans nos visites des villages et nous voilà parties au bord d’un véhicule, conduit par Sotheat. Quelques heures de voyage et nous arrivons dans la soirée à Battambang, deuxième ville du Cambodge. Notre hôtel n’était pas des plus luxueux, mais notre résistance est grande, car nous savons que le lendemain, nous allons partir dans la campagne à notre village de Prey Svey.

La curiosité de l’avancement de notre programme nous accompagnait toute la nuit, ainsi nous n’avions pas d’yeux pour le reste. Si vous saviez par quel moyen de transport nous sommes partis au village ! En « bamboo train ». En effet, un chemin de fer installé par les francais pendant le protectorat, est réutilisé de facon locale, très locale ! En guise de wagon, un plateau en lattes de bambou, monté sur deux boggies posées directement sur les rails ; le moteur est un moteur de 6 CV à essence et des courroies de ventilateur le relient à l’essieu arrière !

Quand deux « trains»se trouvent face à face (il n’y a qu’une voie), celui qui à la charge la plus légère est démonté et mis sur le coté pour laisser l’autre passer. Nous avons ainsi fait 25 km en plus d’une heure et demie, parce que, mine de rien, ceci est le moyen de   transport utilisé pour les marchandises et les personnes vers Battambang. Nous avons ainsi dû descendre à plusieurs reprises pour laisser passer des chargements de riz, motos etc. venant d’en face.

Ceci pour la petite histoire, mais quel contraste de traverser ce merveilleux paysage de rizières en fin de récolte après une soirée et une nuit à Battambang…
A la « gare », nous attendent notre directrice de l’école et le chef du village entourés de quelques enfants et parents. Joséfa a pu reconnaître quelques petits et j’ai vu sur leurs
visages qu’elle était attendue impatiemment.
En route pour le village où nous avons aussitôt fait le tour des champs. Les paysans n’étaient pas peu fiers de nous montrer ce qu’ils avaient déjà accompli comme travail
avec Agricam.
le voyage
« bamboo train »
Battambang
déjeuner
pleurotes

Une mare collective a été créée dont les dimensions calculées permettent le stockage de l’eau jusqu’à la prochaine période des pluies.Les 16 familles concernées dans cette première phase du programme cultivent leurs propres terres et une femme nous a raconté qu’elle a déjà vendu 120 kg de légumes ! Choux, choux-fleurs, concombres,‘haricots kilomètres’ (une variété de haricots vertstrès longs), plusieurs variétés de salades, liserons d’eau etc. et une champignonnière de pleurotes. La deuxième étape sera l’apprentissage de la culture des champignons de paille, puis l’élevage de poulets et de cochons et troisième et dernière étape, le remplissage de poissons dans la mare.
Des manguiers ont été plantés autour de la mare pour donner de l’ombre et de bons fruits. Inutile de vous dire que nous avons été retenus à déjeuner chez le chef de village où nous avons pu déguster leurs premières récoltes.
Il nous a été demandé si Brahma Kesa pouvait les aider à se procurer une moto avec une remorque pour transporter les légumes au marché de Battambang. Aussitôt dit, aussitôt
fait, nous voilà partis avec les deux futurs conducteurs pour acquérir cet outil indispensable. Joséfa prend des décisions très rapidement, je pense qu’eux-mêmes étaient étonnés de sa rapidité. Ceci dit, le principe étant de ne pas confier de l’argent,
mais de faire les achats avec eux, il fallait faire vite.
Le lendemain, nous sommes revenus par des moyens plus classiques pour la distribution des cadeaux à nos filleuls et surtout pour la visite officielle du programme avec Kallya, le directeur d’Agricam.
Retour dans les champs, ensuite distribution de cadeaux, de médicaments pour nos filleuls et des produits de première nécessite pour nos personnes agées. Déjeuner sur place et en route pour l’école pour le goûter classique tant apprécié
et pour la distribution de cahiers et de crayons.
Nous découvrons ensuite le jardin potager pédagogique de l’école avec la mare attenante, Kallya nous explique les semis, le compost etc. Les enfants ont déjà pu récolter les premières salades pour ramener dans leurs familles et Agricam a même organisé un déjeuner pour tous les enfants de l’école où il y avait les légumes du jardin sur le menu !
Ce programme commence à être connu dans les environs et nous avons eu la surprise de voir une délégation officielle de la province nous accueillir conduite par ‘l’inspecteur d’académie’ qui a vivement remercié Brahma Kesa pour l’initiative prise et l’aide apportée. Dans son discours il nous a dit que d’autres villages et écoles verraient bien un programme équivalent sur leurs territoires.
Par ailleurs deux filleules, Sokna et Srey Mum arrivées au terme de leur scolarité, ont émis le souhait de se former au métier de couturière. Nous avons donc décidé de leur procurer 2 machines à coudre d’occasion. Il est convenu que ces deux filles sortent du programme de parrainage et sont remplacées par deux autres filleuls. Elles ont maintenant les outils en main pour pouvoir subvenir à leurs besoins. Ainsi Brahma Kesa a pu les accompagner jusqu’à l’autonomie en donnant les outils nécessaires toujours selon le principe d’apprendre à pêcher au lieu de etc. Le voyage à Phnom Chisor, notre village au sud de Phnom Penh, s’est fait avec une voiture remplie de 250 kg de riz (5kg par famille de filleul), vêtements, cahiers d’école, médicaments, produits d’hygiène et quelques jeux de badminton pour nos filleuls. Nous avions fait tous ces achats sur le marché de Battambang où j’ai découvert une Joséfa négociatrice hors pair ! Pas de soucis, notre argent est bien géré et les achats sont faits au juste prix !
Après une piste longue, nous arrivons enfin dans ce village où Monsieur Nay et Monsieur Yam Yin, nos correspondants sur place, nous attendent. Nos familles sont ici dispersées dans la campagne et nous avons continué notre voyage à pied pour leur rendre visite. Plus on avançait sur les sentiers entre petits champs de riz et petites mares asséchées, plus grande était la foule d’enfants s’entassant autour de Joséfa.
Notre guide était un jeune moine bouddhiste de retour au village pour l’occasion.En contraste avec Prey Svey, ce village situé dans une région encore plus sèche pendant la periode sèche, on voit leurs petites récoltes d’un riz de mauvaise qualité, leurs conditions de vie on ne peut plus précaires. Nous cotoyons la vraie misère et la vraie pauvreté plus flagrante que dans le nord du pays. Malgré ceci nous avons été invités à partager leur repas du jour !
Le lendemain, nous étions de retour pour la distribution à nos filleuls et à une quinzaine de personnes âgées totalement démunies qui avaient été assemblées dans une petite pagode en pleine campagne, sans lumière, (l’électricité est évidemment inexistante dans ces parties reculées). Nous avons fini la distribution à la lumière des phares de la voiture !
Nos enfants ont repris leur chemin de retour la nuit tombée à travers champs pour regagner leurs habitats précaires en toît de paille et en mur de feuilles tressées.
Sokna et Srey Mum
MOINE
Afin d’améliorer leur stockage d’eau, nous avons pris la décision d’agrandir une de leurs mares au bulldozer. Nous n’étions qu’au mois de janvier et les mares étaient déjà à un niveau très bas et les pluies ne recommencent qu’au mois d’avril. Les travaux étaient finis et payés avant notre départ. Ainsi nous avons pu améliorer les conditions de vie et de culture d’un certain nombre de nos familles en attendant qu’un programme plus ambitieux puisse se mettre en place dans ce village.
En conclusion, j’ai envie de vous dire que maintenant seulement je mesure le travail que Joséfa a accompli en moins de deux ans, les arbitrages qu’il a fallu faire, les situations difficiles à dénouer, les angoisses de ne pas y arriver et ainsi de suite.
Je sais qu’ Elisabeth, notre trésorière, a été d’un grand soutien, l’accompagnant lors de l’un des voyages, mais le reste du temps elle est partie seule pour tout mettre en place, bien sur avec l’aide de nos amis Cambodgiens de Lyon.
Maintenant, nous arrivons, le travail de base est fait, le réseau de relations et de relais fonctionne. Dès que Joséfa a sa puce cambodgienne dans son portable, ça démarre et
sur des chapeaux de roue……………. Et il ne s’agit que de suivre !

Gunilla Sable,
Membre du Conseil d’Administration
Montargis le 07.02.2009
 
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